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Zapping'art |
Rêveries : éphémère déréliction Entre l'homme et la nature : en symbiose pour un bon futur Le désespoir est marée d'équinoxe
Rêveries: éphémère déréliction
Je tremble de joie et de peur A ce qui vient et qui s'en va. Je ne sais si je vis ou meurs Le jour sans fin ne finit pas.
J'attends la mort, j'attends la vie : Ce qui est venu reviendra. Le jour est clair, mon cœur aussi ; Je suis en prison dans mes bras.
Amours rêvés de ma jeunesse Se sont enfuis avec le temps ; Mais que jamais ne disparaisse Le souvenir que je t'attends.
La solitude me dévore, Encore une saison passée. Chaque matin l'aube s'endort Aux creux des anciennes années.
Je ne saurai pas qui je suis Etrangère à mon territoire, Avec mes larmes s'est tarie La belle image du miroir.
Soucis, douleurs et mauvais rêves Sont les maisons de mon voyage, Et toujours commence et s'achève Le cours ennuyeux de mon âge.
Aveuglée par le grand soleil, J'attendrai que la nuit m'éclaire. Ici et là-bas sont pareils, Ici et là-bas je me perds.
Je tremble de joie et de peur A ce qui vient et qui s'en va Je ne sais si je vis ou meurs Le jour sans fin ne finit pas.
Françoise
Danser dans une ronde folle Au pas lent de longues nuits blanches Comme autant de notes Jetées sur une partition désarticulée Encore des mouvements De temps en temps Les mondes ailleurs Dans la tête la folie Tourner pour exorciser La crainte de rester sur place.
Gérard Seyeux
Notre vie est pleine de fleurs Il y a les fleurs des pensées, Il y a les fleurs de douleurs A celles des larmes tressées.
Il y a les fleurs du matin, De la surprise et de la joie. Des mains sereines du Destin, Elles pleuvent sur notre voie.
Elles dressent autour de nous Leurs petites têtes pensives. Il y a les fleurs des yeux doux Et des prunelles attentives.
Auprès des roses de l'amour, Les asphodèles du silence. Elles fleurissent chaque jour, Et chaque instant nous les dispense.
Les fleurs des devoirs journaliers, Les lys des vêpres du dimanche. Elles forment un frais collier Couleur de rêve et de pervenche :
Elles ont le parfum des bois. Elles couronnent nos journées. Il y a des fleurs d'autrefois Dont quelques unes sont fanées.
Dans notre coeur nous les berçons : Il y a les fleurs des caresses, Celles du rire et des chansons, Et celles des vieilles promesses.
Elles ont la forme des pleurs, Le mystère des lèvres closes... Notre vie est pleine de fleurs, Notre vie est pleine de roses.
Françoise
Lorsque le printemps survient, il réveille le champ de maïs Endormi depuis l'automne, Fleurit les panouilles, En leur donnant des tons clairs; Le paysan interpelle son champ: « Merci de me récompenser de tant de soins que je t'ai prodigués » A la tombée du jour le vent Fait onduler la cîme des épis; Le vent tombe, La nuit est là; La lune compare sa beauté à celle du champ; Des chauves-souris, des oiseaux de nuit, Passant devant elle Sont éclairés d'une pâle lueur. Vers le lever du jour Les habitants de la nuit regagnent leurs logis, Le soleil demi-cercle à l'instant Est encore tout intimidé par la lune, Son concurrent nocturne point tout à fait dissipé; Puis, victorieux au combat, Le soleil commence à réchauffer Les biens du brave paysan: Sept heures, le soleil maintenant Complètement levé, Le paysan déjà debout commence une journée nouvelle.. Jean-Yves
Entre l'homme et la nature : en symbiose pour un bon futur Vivant sur la Planète Bleue Où la nature, en transparence, fait ce qu'elle veut Et l'être humain, je pense, ce qu'il peut Pour essayer d'y vivre heureux au mieux. Végétation luxuriante et verdoyante Qui pour nos sens est si plaisante Aux mille et une couleurs des fleurs et des plantes Comme entre soleil et pluie lorsqu'arc-en-ciel se présente. Nourriture permettant notre existence C'est pour cela que la santé de la nature a tant d'importance Alors montrons-lui pattes blanches en la respectant s'en occupant pour sa persistance Afin que notre espèce puisse davantage tenir la distance. Je me rappelle de cette nature : montagne, mer, forêt, si belle, si pure Même si j'ai en mémoire ses déboires que j'en broie du noir perdant espoir pour le futur Je garde à l'esprit que la nature n'a pas de prix Et que même si tout n'est pas rose Entre elle et nous peu de chose nous oppose Car nous lui appartenons ou vivons avec elle en symbiose.
Xavier Fiquet
Lectures du soir ou lectures de l'après-midi, Initiant le novice à l'art des mots, Traitant de divers thèmes, Torturant les esprits des écrivains, Etant de nature à évader les âmes, Respectant des codes personnels, Avec des pleins et des déliés, Trouvant des formules nouvelles, Uniques tu restes par tes phrases, Réussissant à nous emporter loin, Et à nous amener dans des contrées non explorées.
Bruno
Afrique Terre d'errance Grand quartier de la planète aux muliples recoins Que des milices armèes font bouillir d'impatience A moins que ce ne soient les généraux souffrants Planté de médisance fiers dans leur arrogance Qui pillent vos greniers pour consumer leur transe. Fruit généreux donné par de multiples dieux; Corbeille gigantesque où viennent s'afficher comme des yeux les lacs
Et oui, les blancs t'on apporté la nuit, le chaos et l'envie, toi qui pourrait d'un souffle réduire en cendre notre Italie. Soit sage, mais ne te tais pas, tiens nous encore, Toujour et à nouveau, ton langage d'ébéne , d'acajou et de lionne assoupie, Prête à sortir les griffes pour châtier l'impudent qui convoiterait ses petits Tu es notre ancêtre Afrique, nous sommes donc tes frères, très très vieux descendants ou tes enfants prodigues. Devant ta majesté, nous devons prendre ombrage Mais sans te faire outrage. Rends nous ta justice avant qu'il ne soit trop tard Et que dans tes abyss Nous finissions le temps comme un conte à rebours.
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Le Petit Journal - La Gazette de La Cerisaie et du Mascaret
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Dernière mise à jour : 10/12/2008