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Images et poésies

    Rêveries : éphémère déréliction

  Trois poèmes

   Fleurs 

   Le champ de maïs

Entre l'homme et la nature : en symbiose pour un bon futur

Littérature

Le désespoir est marée d'équinoxe

Le livre ouvert

Comme si je ne pensais pas

A...fric

 

Atelier écriture

Nouvelle de Scarabée

 

Rêveries: éphémère déréliction


Je tremble de joie et de peur

A ce qui vient et qui s'en va.

Je ne sais si je vis ou meurs

Le jour sans fin ne finit pas.


J'attends la mort, j'attends la vie :

Ce qui est venu reviendra.

Le jour est clair, mon cœur aussi ;

Je suis en prison dans mes bras.


Amours rêvés de ma jeunesse

Se sont enfuis avec le temps ;

Mais que jamais ne disparaisse

Le souvenir que je t'attends.


La solitude me dévore,

Encore une saison passée.

Chaque matin l'aube s'endort

Aux creux des anciennes années.


Je ne saurai pas qui je suis

Etrangère à mon territoire,

Avec mes larmes s'est tarie

La belle image du miroir.


Soucis, douleurs et mauvais rêves

Sont les maisons de mon voyage,

Et toujours commence et s'achève

Le cours ennuyeux de mon âge.


Aveuglée par le grand soleil,

J'attendrai que la nuit m'éclaire.

Ici et là-bas sont pareils,

Ici et là-bas je me perds.


Je tremble de joie et de peur

A ce qui vient et qui s'en va

Je ne sais si je vis ou meurs

Le jour sans fin ne finit pas.

 

Françoise

 

 

Trois poèmes

 

Ce désir de mort venu

D’un désir de vie plus profond

Comme une rivière

Qui sort d’un lac en torrent

Cascade d’idées noires

Assemblée de cauchemars

Peuples de rêves inassouvis

Soumission des membres

Aux pulsions du cerveau

De l’antre de la nuit

Surgit une encre sombre

Comme sombrent

Des milliers de navires

Qui n’arrivent jamais au port

 

Salut différé

Après des frayeurs digérées

Salut espéré

Quand pointe l’aube désirée.

 

Danser dans une ronde folle

Au pas lent de longues nuits blanches

Comme autant de notes

Jetées sur une partition désarticulée

Encore des mouvements

De temps en temps

Les mondes ailleurs

Dans la tête la folie

Tourner pour exorciser

La crainte de rester sur place.

 

Gérard Seyeux

 

 

   Fleurs


Notre vie est pleine de fleurs

Il y a les fleurs des pensées,

Il y a les fleurs de douleurs

A celles des larmes tressées.


Il y a les fleurs du matin,

De la surprise et de la joie.

Des mains sereines du Destin,

Elles pleuvent sur notre voie.


Elles dressent autour de nous

Leurs petites têtes pensives.

Il y a les fleurs des yeux doux

Et des prunelles attentives.


Auprès des roses de l'amour,

Les asphodèles du silence.

Elles fleurissent chaque jour,

Et chaque instant nous les dispense.


Les fleurs des devoirs journaliers,

Les lys des vêpres du dimanche.

Elles forment un frais collier

Couleur de rêve et de pervenche :


Elles ont le parfum des bois.

Elles couronnent nos journées.

Il y a des fleurs d'autrefois

Dont quelques unes sont fanées.


Dans notre coeur nous les berçons :

Il y a les fleurs des caresses,

Celles du rire et des chansons,

Et celles des vieilles promesses.


Elles ont la forme des pleurs,

Le mystère des lèvres closes...

Notre vie est pleine de fleurs,

Notre vie est pleine de roses.


Françoise

 

 

Le champ de maïs

Lorsque le printemps survient,

il réveille le champ de maïs

Endormi depuis l'automne,

Fleurit les panouilles,

En leur donnant des tons clairs;

Le paysan interpelle son champ:

« Merci de me récompenser de tant de soins que je t'ai prodigués »

A la tombée du jour le vent

Fait onduler la cîme des épis;

Le vent tombe,

La nuit est là;

La lune compare sa beauté à celle du champ;

Des chauves-souris, des oiseaux de nuit,

Passant devant elle

Sont éclairés d'une pâle lueur.

Vers le lever du jour

Les habitants de la nuit regagnent leurs logis,

Le soleil demi-cercle à l'instant

Est encore tout intimidé par la lune,

Son concurrent nocturne point tout à fait dissipé;

Puis, victorieux au combat,

Le soleil commence à réchauffer

Les biens du brave paysan:

Sept heures, le soleil maintenant

Complètement levé,

Le paysan déjà debout commence une journée nouvelle..

Jean-Yves

 

Entre l'homme et la nature : en symbiose pour un bon futur

Vivant sur la Planète Bleue

Où la nature, en transparence, fait ce qu'elle veut

Et l'être humain, je pense, ce qu'il peut

Pour essayer d'y vivre heureux au mieux.

Végétation luxuriante et verdoyante

Qui pour nos sens est si plaisante

Aux mille et une couleurs des fleurs et des plantes

Comme entre soleil et pluie lorsqu'arc-en-ciel se présente.

Nourriture permettant notre existence

C'est pour cela que la santé de la nature a tant d'importance

Alors montrons-lui pattes blanches en la respectant

s'en occupant pour sa persistance

Afin que notre espèce puisse davantage tenir la distance.

Je me rappelle de cette nature : montagne, mer, forêt, si belle, si pure

Même si j'ai en mémoire ses déboires que j'en broie

du noir perdant espoir pour le futur

Je garde à l'esprit que la nature n'a pas de prix

Et que même si tout n'est pas rose

Entre elle et nous peu de chose nous oppose

Car nous lui appartenons ou vivons avec elle en symbiose.

 

                                                   Xavier Fiquet

 

Littérature

Lectures du soir ou lectures de l'après-midi,

Initiant le novice à l'art des mots,

Traitant de divers thèmes,

Torturant les esprits des écrivains,

Etant de nature à évader les âmes,

Respectant des codes personnels,

Avec des pleins et des déliés,

Trouvant des formules nouvelles,

Uniques tu restes par tes phrases,

Réussissant à nous emporter loin,

Et à nous amener dans des contrées non explorées.

 

Bruno

 

 

Le désespoir est marée d'équinoxe

Tu es près de moi,

Comme une aube pâle

Dont on ne saurait

Retenir la douceur.

Une tasse de café,

Un comptoir

Te réconforte

Comme on revient

A un banc,

Dans un square,

Le bonheur n'est qu'illusion.

L'amour un oiseau vert,

Dans le champ d'azur

Du petit matin.


Maÿlis

marin

Vladimir Tatlin : Saylor - 1911

Reproduction de Marie-Antoinette Lecat

 

Le livre ouvert

Quand je suis rentré dans la pièce, un livre était ouvert. Il sentait le moisi, une douce odeur de fumet. Je crois que cétait hier, j'ai posé les yeux sur lui et voilà ce qui m'a offert: un langage mystérieux dans un français très vieux. Des images pharaoniques, je crois qu'elles étaient épiques, un mélange de sarcasmes, de drôleries, de fantaisies, des dessins en hyéroglyphes liophylisés avec des sous-titres en anglais, des lettres en or, des gnomes, des oiseaux en plein essor et un tel langage qui demandait qu'on tourne la page. J'ai traduit ce que j'ai pu, j'en ai déduit tout un tas de trucs et maintenant je referme la dernière page tant ça m'a plu.

Justine

 

 

 

 

 

Le Clown

Samir Mécif : Le Clown

 

 

 

 

Serge Moreau

 

Comme si je ne pensais pas

à toutes ces petites bêtes

qui se creusent un logis sous terre,

ou aux abeilles calfeutrées l’hiver

dans leur ruche.

Mais,

mon terrain d’écriture

est au jour.

Dans une caverne,

je mettrais des bougies

autant que Judith

pour son anniversaire.

En plus,

nous danserions tous

des danses sauvages,

il suffit d’un mot,

et se met en branle

la vie,

celle qui vaut

son pesant d’or.

Bien sûr,

nous aurions fait

un feu dans la caverne

et rôti un chevreuil

(c’est Manuel

qui chasse le chevreuil.)

Il suffit que l’entrée

soit assez large

pour y rouler une barrique.

Et c’est Dyonisos

avec tout son cortège,

bacchants, bacchantes

Satire, Silène, Pans, Priapes,

Centaures et nymphes.

Cela nous vaudrait le Panthéon

où nous fréquenterions

la belle société,

nous y respirerions

un parfum de miel,

de myrre et de jasmin,

nos ébats n’auraient pas de fin.

Et toute la vie,

nous aurions ce souvenir inoubliable.

 

Francik, décembre 2006

 

A...fric


Afrique

Terre d'errance

Grand quartier de la planète aux muliples recoins

Que des milices armèes font bouillir d'impatience

A moins que ce ne soient les généraux souffrants

Planté de médisance fiers dans leur arrogance

Qui pillent vos greniers pour consumer leur transe.

Fruit généreux donné par de multiples dieux;

Corbeille gigantesque où viennent s'afficher comme des yeux les lacs

Et comme des phares les monts Kilimandjaro-Tibesti

Et celle des pyramides des montagnes du savoir gisant des pharaons:

Tombes meurtries d'oubli, tracassées dans leur somme par quelques pics maudits

Afrique vous êtes vos fantômes - oui ces aventuriers qui tracèrent la route allant

De Marrakech à la pointe du sud, voleurs de grands chemins qui creusèrent votre sol

Pour en extraire l'or, les diamants et l'ivoire – pauvre sol assoiffé, rebel à la charrue

Qui gît sans espérance depuis que nous t'avons promis la Lune,

Toi qui avait le soleil, celui de tes ancêtres.

Et oui, les blancs t'on apporté la nuit, le chaos et l'envie, toi qui pourrait d'un souffle réduire en cendre notre Italie.

Soit sage, mais ne te tais pas, tiens nous encore,

Toujour et à nouveau, ton langage d'ébéne , d'acajou et de lionne assoupie,

Prête à sortir les griffes pour châtier l'impudent qui convoiterait ses petits

Tu es notre ancêtre Afrique, nous sommes donc tes frères,

très très vieux descendants ou tes enfants prodigues.

Devant ta majesté, nous devons prendre ombrage

Mais sans te faire outrage.

Rends nous ta justice avant qu'il ne soit trop tard

Et que dans tes abyss

Nous finissions le temps comme un conte à rebours.


Jean – Yves Ruel

 

 

 

Le Petit Journal - La Gazette de La Cerisaie et du Mascaret

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Dernière mise à jour : 10/12/2008