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Entre l'homme et la nature : en symbiose pour un bon futur

Vivant sur la Planète Bleue
Où la nature, en transparence, fait ce qu'elle veut
Et l'être humain, je pense, ce qu'il peut
Pour essayer d'y vivre heureux au mieux.

Végétation luxuriante et verdoyante
Qui pour nos sens est si plaisante
Aux mille et une couleurs des fleurs et des plantes
Comme entre soleil et pluie lorsqu'arc-en-ciel se présente.

Nourriture permettant notre existence
C'est pour cela que la santé de la nature a tant d'importance
Alors montrons-lui pattes blanches en la respectant
s'en occupant pour sa persistance

Afin que notre espèce puisse davantage tenir la distance.
Je me rappelle de cette nature : montagne, mer, forêt, si belle, si pure
Même si j'ai en mémoire ses déboires que j'en broie
du noir perdant espoir pour le futur

Je garde à l'esprit que la nature n'a pas de prix
Et que même si tout n'est pas rose
Entre elle et nous peu de chose nous oppose
Car nous lui appartenons ou vivons avec elle en symbiose.

Xavier Fiquet
Rêveries: éphémère déréliction

Je tremble de joie et de peur
A ce qui vient et qui s'en va.
Je ne sais si je vis ou meurs
Le jour sans fin ne finit pas.

J'attends la mort, j'attends la vie :
Ce qui est venu reviendra.
Le jour est clair, mon cœur aussi ;
Je suis en prison dans mes bras.

Amours rêvés de ma jeunesse
Se sont enfuis avec le temps ;
Mais que jamais ne disparaisse
Le souvenir que je t'attends.

La solitude me dévore,
Encore une saison passée.
Chaque matin l'aube s'endort
Aux creux des anciennes années.

Je ne saurai pas qui je suis
Etrangère à mon territoire,
Avec mes larmes s'est tarie
La belle image du miroir.

Soucis, douleurs et mauvais rêves
Sont les maisons de mon voyage,
Et toujours commence et s'achève
Le cours ennuyeux de mon âge.

Aveuglée par le grand soleil,
J'attendrai que la nuit m'éclaire.
Ici et là-bas sont pareils,
Ici et là-bas je me perds.

Je tremble de joie et de peur
A ce qui vient et qui s'en va
Je ne sais si je vis ou meurs
Le jour sans fin ne finit pas.

  
Ce désir de mort venu
D’un désir de vie plus profond
Comme une rivière
Qui sort d’un lac en torrent
Cascade d’idées noires
Assemblée de cauchemars
Peuples de rêves inassouvis
Soumission des membres
Aux pulsions du cerveau
  
Trois poèmes
  
De l’antre de la nuit
Surgit une encre sombre
Comme sombrent
Des milliers de navires
Qui n’arrivent jamais au port
Salut différé
Après des frayeurs digérées
Salut espéré
Quand pointe l’aube désirée
  
Danser dans une ronde folle
Au pas lent de longues nuits blanches
Comme autant de notes
Jetées sur une partition désarticulée
Encore des mouvements
De temps en temps
Les mondes ailleurs
Dans la tête la folie
Tourner pour exorciser
La crainte de rester sur place.
Gérard Seyeux
  
Fleurs

Notre vie est pleine de fleurs
Il y a les fleurs des pensées,
Il y a les fleurs de douleurs
A celles des larmes tressées.

Il y a les fleurs du matin,
De la surprise et de la joie.
Des mains sereines du Destin,
Elles pleuvent sur notre voie.

Elles dressent autour de nous
Leurs petites têtes pensives.
Il y a les fleurs des yeux doux
Et des prunelles attentives.

Auprès des roses de l'amour,
Les asphodèles du silence.
Elles fleurissent chaque jour,
Et chaque instant nous les dispense.

Les fleurs des devoirs journaliers,
Les lys des vêpres du dimanche.
Elles forment un frais collier
Couleur de rêve et de pervenche :

Elles ont le parfum des bois.
Elles couronnent nos journées.
Il y a des fleurs d'autrefois
Dont quelques unes sont fanées.

Dans notre coeur nous les berçons :
Il y a les fleurs des caresses,
Celles du rire et des chansons,
Et celles des vieilles promesses.

Elles ont la forme des pleurs,
Le mystère des lèvres closes...
Notre vie est pleine de fleurs,
Notre vie est pleine de roses.

Françoise
  
Le désespoir est marée d'équinoxe

Tu es près de moi,
Comme une aube pâle
Dont on ne saurait
Retenir la douceur.
Une tasse de café,
Un comptoir
Te réconforte
Comme on revient
A un banc,
Dans un square,
Le bonheur n'est qu'illusion.
L'amour un oiseau vert,
Dans le champ d'azur
Du petit matin.

Maÿlis
  
Amour

J'avais pensé à t'aimer
à te suivre au long des jours
à t'écouter parler sans fin
J'avais pensé à te confier
mes songes et mes espoirs
à te donner tout ce
que je possédais
J'avais pensé avoir
prés de moi
quelqu'un qui saurait écouter
le chant de la pluie
sur les dalles
la complainte du vent
un horizon sans fin
qui nous emporterait.

Maÿlis
Oiseau vert

L'amour est un
oiseau vert dans
le champ d'azur
du petit matin
Comme on revient
toujours au même
square
on ne sait pas
quel matin vous
réveillera
du long sommeil
de l'absence
Champ d'azur oiseau vert

Maÿlis